La vie de l'artiste
Une vie
en pigment
17 février 1971 — 29 mai 2023



Stéphane-Alexandre Dani
DANI · tous droits réservésChapeau vert
DANI · tous droits réservésEmpreinte mammaire
DANI · tous droits réservésLa cariatide d'or
DANI · tous droits réservésL'Espagnol
DANI · tous droits réservésAutoportrait papillon
DANI · tous droits réservésPeintre, peintre-peintre
Ni artiste-peintre, ni peintre-plasticien, mais peintre, peintre-peintre, ainsi se qualifie-t-il avec humour. Tout simplement parce qu'il crée avec pinceaux et pigments, et aime ce qui est couleur, du pariétal jusqu'à Modigliani, Matisse, Picasso ou encore Gauguin.
Vingt ans d'expositions
Un parcours déjà jalonné de vingt ans d'expositions et de performances, en France et à l'international, où le live painting tient une place singulière.
La Femme, sujet omniprésent
Son travail tend vers une représentation totale et authentique de l'univers. Dans son monde de couleurs violentes et contrastées, la Femme est l'omniprésent sujet, caressée d'images empreintes d'une esthétique sereine.
De très larges formats
Un art sur de très larges formats, qui veut à tout prix nous régaler l'œil et le cœur — offrir toute la palette de son âme aux murs de notre monde.
Ses femmes, ses muses
Il peint ses femmes comme on récite un poème — chacune une muse, une présence aimée et rêvée. Sous ses pinceaux, elles deviennent lumière et tendresse, mémoire d'un amour porté à la couleur. Grand amoureux de la lecture et de la chanson française, il puisait dans cette variété pleine d'amour, d'élégance et de poésie l'âme qui irrigue toute son œuvre.
De la Côte d'Azur aux Caraïbes
Artiste emblématique de la Côte d'Azur, il a exposé à Miami, Paris, Saint-Tropez, Aix-en-Provence, Toulon, Bandol et Saint-Martin — jusque sur les plages privées du littoral azuréen. De nombreuses galeries, entre Hyères et Toulon, ont accueilli ses toiles. Puis vinrent les Caraïbes, où il vécut six années à Saint-Martin, devenant une figure aimée des deux rivages.
La cuisine des couleurs
Chaque teinte est une composition née de sa main : l'huile pour socle, le pigment brut pour âme — il ne choisit pas ses couleurs, il les invente. Sous la matière, le fusain trace d'abord la toile à grands gestes, esquisse vive et fébrile que la peinture vient ensuite veiner, affiner, caresser jusqu'à révéler le trait. Dans ses œuvres récentes, un blanc en relief — recette maison qu'il a inventée et incorporée à ses toiles — dessine les contours et fait saillir la lumière, donnant au plat de la toile le frémissement du vivant.
Le live painting, son théâtre
La performance fut l'un de ses langages de prédilection : peindre en direct, sous le regard du public, au rythme de la musique. De son atelier de Bandol dès les années 1990, jusqu'au Village et au Zénith Oméga de Toulon, en passant par le Château Mentone à Saint-Antonin-du-Var — où il peignit dans la pinède accompagné d'un groupe de jazz — chaque toile naissait comme un spectacle vivant.
Œuvres en mouvement
« Le Messager », « La Cambrure », « Bleu Mentone »… autant de performances filmées, certaines tournées en Super 8, qui gardent la trace vive de son geste. Le live painting tient une place singulière dans son parcours : celle d'un peintre qui faisait de la création un instant partagé.
Les dernières toiles, à la feuille de métal
Elles sont les dernières de sa carrière, et sa dernière technique. Sur l'une d'elles, une ancienne toile fut recouverte ; pour la plupart, ce sont des dessins au fusain mêlés à une pâte en relief qu'il confectionnait lui-même, puis recouverts de feuilles de métaux précieux — or 24 carats, argent, cuivre, aluminium, platine. Toutes mesurent 8 cm sur 8.